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Les troubles du sommeil : ce qu’il faut savoir

Les troubles du sommeil : ce qu’il faut savoir

  • juin 23, 2021
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Précédemment nous avons défini ce qu’est le sommeil en insistant sur ses caractéristiques et ce en quoi il constitue une fonction physiologique en étapes en abordant les différents stades qui s’alternent au cours d’un sommeil « normal ». Le sommeil peut connaître des perturbations pour des raisons diverses qui vont du stress émotionnel aux affections mentales ou physiques en passant par un changement de l’environnement de sommeil ; la survenue d’un évènement important (heureux ou malheureux) ; et la consommation d’alcool, de café ou de certains médicaments.

Dans cet article, Tagomedokita vous présente les caractéristiques et signes d’alerte des troubles de sommeil et les trois principaux groupes fréquemment rencontrés.

Des signes qui font suspecter la présence d’un trouble de sommeil…

L’observation des changements suivants dans le courant ou l’après sommeil sur une période plus ou moins longue peut alerter sur la présence éventuelle d’un trouble du sommeil et amener à consulter :

  • Des difficultés d’endormissement : la recherche de sommeil plusieurs heures durant avant de s’endormir ne rentre pas dans un processus de sommeil « normal ».
  • Une diminution ou une augmentation anormale de la durée du sommeil : la variation de la quantité (ou de temps) de sommeil est un indicateur de troubles de sommeil. Il peut s’agir de réveils précoces ou tardifs le plus souvent indépendamment de la volonté.
  • Une détérioration significative de la qualité du sommeil : des sensations désagréables dans les jambes vous empêchent de dormir, un sommeil agité fait de réveils fréquents, de cauchemars, de ronflements ou des arrêts de respiration et fatigue ressentie au réveil.
  • Une atteinte de la vigilance la journée : survenue des épisodes de somnolence en pleine journée et/ou efforts pour rester actif.

En présence des signes sus-décrits, consulter un médecin généraliste, un psychologue ou un psychiatre pour bénéficier de services professionnels adaptés.

Les troubles de sommeil et leurs caractéristiques

Les troubles du sommeil ont fait l’objet de diverses classifications dont la Classification Internationale des Troubles du Sommeil du American Academy of Sleep Medecine dont la deuxième édition est parue en 2005.

Dans ces classifications, les trois grands groupes fréquemment rencontrés (insomnies, hypersomnies et parasomnies) seront décrits avant d’aborder de façon plus générique d’autres troubles du sommeil.

L’insomnie

Elle constitue le trouble de sommeil le plus fréquent et est caractérisée par une incapacité occasionnelle ou chronique à obtenir du sommeil en quantité et qualité suffisantes pour accomplir ses activités quotidiennes. L’insomnie peut se traduire par des difficultés d’endormissement (insomnie d’endormissement), des réveils répétés en nuit (insomnie de maintien du sommeil) et des réveils précoces sans possibilité de se rendormir (insomnie de réveil précoce).

L’insomnie peut être temporaire ou aigue avec la survenue d’une ou deux épisodes par semaine pouvant durer de quelques jours à trois semaines sans grande incidence sur les activités et les relations sociales du dormeur. Avec plus de 3 épisodes hebdomadaires se répétant au-delà de 3 semaines, on parle d’insomnie chronique. Les répercussions de l’insomnie sur le quotidien du dormeur sont légion. Il s’agit entre autres de : fatigue au réveil, somnolence diurne, difficultés de concentration, troubles de la mémoire, irritabilité, etc.

Au plan psychopathologique, l’insomnie est fortement associée au stress, à la dépression et à l’anxiété. Par ailleurs, elle peut être consécutive à des affections neurologiques ou des pathologies à prédominance douloureuse (cancer, rhumatisme), à la consommation d’excitants ou de certains médicaments, à un environnement bruyant, à de l’exercice physique intense le soir ou encore à une exposition prolongée aux écrans.

L’Hypersomnie 

Trouble du sommeil caractérisé par une somnolence diurne excessive et persistante, elle entraîne un retentissement négatif important sur la vie du sujet (vie professionnelle, familiale, sociale), sans qu’elle ne soit due à une privation de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité. Un réveil particulièrement difficile, un temps de sommeil plus ou moins prolongée, sensation de fatigue extrême notamment sur le plan cognitif (concentration, attention, mémoire, présence de comportements automatiques) et des siestes involontaires de longue durée à tout moment de la journée sont des symptômes fréquemment rapportés par les patients hypersomniaques. Les siestes ne sont pas récupératrices, mais la réduction du temps de sommeil nocturne entraîne systématiquement une aggravation des symptômes. Les sujets atteints ont le plus souvent besoin de plusieurs réveille-matins voire d’une aide extérieure pour se réveiller, d’où le retard matinal dans leurs activités.

Les hypothèses étiologiques des hypersomnies sont variées. Elles seraient dues à des lésions cérébrales, à des troubles mentaux (dépression ou trouble bipolaire), des affections physiques (urémie, fibromyalgie), à d’autres troubles de sommeil (apnées du sommeil, syndrome des jambes sans repos) ou peuvent être des effets secondaires de certains médicaments (psychotropes). La prédisposition génétique est aussi une hypothèse à ne pas écarter.

Les Parasomnies 

Elles désignent un groupe d’affections qui se caractérisent par des comportements anormaux et des expériences indésirables se produisant à l’endormissement ou pendant le sommeil. Certaines de ces parasomnies sont très fréquentes, en particulier pendant l’enfance : elles sont donc considérées comme des phénomènes quasi normaux. Mais elles peuvent parfois être sources de stress et de préoccupation, causer des blessures ou perturber la qualité du sommeil.

Les parasomnies sont classées selon la phase du sommeil pendant laquelle elles surviennent. On distingue ainsi :

  • Les parasomnies du sommeil lent profond comprennent les éveils confusionnels, les terreurs nocturnes et le somnambulisme.
  • Les parasomnies associées au sommeil paradoxal incluent les cauchemars, les paralysies du sommeil et le trouble du comportement en sommeil paradoxal.
  • Parmi les autres parasomnies figurent l’énurésie (le fait d’uriner involontairement), la cathathrénie (gémissements expiratoires), les hallucinations hypnagogiques (à l’endormissement) ou hypnapompiques (au réveil) et les troubles alimentaires liés au sommeil.

Autres troubles du sommeil

Il existe également d’autres troubles du sommeil tels que:

-les apnées du sommeil,

– le syndrome de Picwick,

-les somniloquies,

-le syndrome de galineau,

– le syndrome des jambes sans repos….

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